10 juil. 2018

Plus mère que femme






Récemment lors d’une conversation de groupe de Inspire Afrika, l’une des cofondatrices a appelé, l’host des inspir’talks « la maman de X ». Une appellation banale puisque moi même je suis très souvent appelée « la maman d’Iman ». Cependant, Laure, l’host, lui a rétorqué qu’elle souhaitait être appelée par son nom parce qu’on était déjà tellement de choses « la femme de », « la fille de » et qu’elle ne voulait pas être définie par les autres. Je me souviens avoir applaudi intérieurement mais n’avoir pas osé l’écrire sur le groupe laissant ainsi la conversation voguer vers d’autres horizons.

4 juil. 2018

Fatiguée






Ça devient de plus en plus dur de panser les blessures, de se lever et d’avancer. Je suis fatiguée. Psychologiquement. Physiquement. Je suis fatiguée. Je suis fatiguée des batailles perdues. Je ne sais pas si je peux aller au bout de la guerre. Je suis fatiguée de rêver. Je ne veux plus rêver. Mon ambition s’est perdue et je ne suis plus qu’une ombre qui suit le vent.

Je suis fatiguée. Ils me regardent tous et me disent que le combat continue. Ont-ils seulement une seule idée de la force qu’il faut pour recoller un vase trop souvent cassé? Je suis fatiguée. Fatiguée d’espérer des choses qui n’arrivent pas. A bout de souffle. A bout de force. Je ne comprend pas.

Je suis fatiguée de tout donner. Je suis fatiguée de ne plus croire en moi. Je vis. Je souris. Je suis en sursis. Au moindre encart, la rivière de larmes coule. Je me cache pour pleurer. Je me cache pour avoir mal. Je suis fatiguée... de toi, de nous, de vous. 

Ça devient de plus en plus dur d’espérer... et même si je me nourris de l’amour des autres. Mon amour pour moi diminue. Il me répète de ne pas me dévaluer mais vois-tu, les blessures guérissent de moins en moins bien et vite.

Je suis fatiguée. Physiquement. Psychologiquement. Je suis fatiguée.

9 juin 2018

On s'était dit "rendez-vous dans 10 ans"



Vous avez le droit de lire cet article en chantonnant avec la voix de Patrick Bruel. Si vous ne 
connaissez pas la chanson, Google est votre ami. 



En réalité, l’article ne parle pas de Patrick Bruel. J’entends d’ici votre ouf de soulagement. Je me suis rendue compte il y a quelques jours alors que les élèves camerounais composaient pour le baccalauréat que le mien fête cette année ses dix ans. Rien qu’à l’écrire, ça me parait énorme.