9 juin 2018

On s'était dit "rendez-vous dans 10 ans"



Vous avez le droit de lire cet article en chantonnant avec la voix de Patrick Bruel. Si vous ne 
connaissez pas la chanson, Google est votre ami. 



En réalité, l’article ne parle pas de Patrick Bruel. J’entends d’ici votre ouf de soulagement. Je me suis rendue compte il y a quelques jours alors que les élèves camerounais composaient pour le baccalauréat que le mien fête cette année ses dix ans. Rien qu’à l’écrire, ça me parait énorme. 

22 mai 2018

La bonne personne





Parfois, je me promets de ne plus tendre la main, de ne plus prendre de nouvelles, de ne plus réconforter. Une voix (celle du binôme) me rappelle qu’un jour, j’ai été celle qui n’écrit pas, ne répond pas, ne retourne pas les attentions. Je me rappelle alors que j’ai eu besoin de gens qui n’abandonnaient pas, qui étaient bons même quand j’étais détestable.

18 avr. 2018

C'est le corps de qui?



credit: Guy Kouekam


Ça fait deux, peut-être trois semaines que je tente d’écrire cet article. J’introduis, je commence et j’arrête tellement les idées se bousculent dans ma tête. Je me dis que je ne vous apprends rien et que de toute façon vous vous en foutez mais au point où on en est... le déclic de cette écriture a été le moment où j’ai du présenter des petits boutons suspects sur ma poitrine à la pharmacienne en lui expliquant que j’avais utilisé une lotion (achetée en supermarché) pour raffermir les seins.

Les moments de honte, j’en ai connu beaucoup. Bien que ce sentiment soit l’un de ceux que j’exècre le plus et qui m’atteint même quand c’est chez les autres, la honte est une vieille amie. On ne se fait malheureusement jamais à sa présence. Il se trouve qu’au final, les petits boutons suspects étaient juste des boutons de chaleur mais le regard de la pharmacienne et son avis non sollicité sur l’utilisation de cette lotion m’a plongée dans un état profond de honte.